L’économie danoise se caractérise par une forte dépendance, à la fois aux échanges et à un petit nombre d’entreprises et de secteurs d’activité. La diversification de l’activité économique permettrait de réduire les risques et aiderait à tirer parti de nouvelles perspectives, notamment de celles offertes par la transition climatique.
La profonde intégration du Danemark dans les chaînes de valeur mondiales a de grands avantages économiques, mais expose le pays aux risques internationaux. Le Danemark affiche depuis longtemps un ample excédent de sa balance courante, et la concentration de ses exportations dans un petit nombre de secteurs le rend plus dépendant des politiques et réglementations commerciales sectorielles adoptées dans d’autres pays.
L’amélioration du climat des affaires peut aider toute une gamme d’entreprises à prospérer dans le contexte de la double transition écologique et numérique. La transformation numérique bouleverse la dynamique concurrentielle et la politique de la concurrence doit être adaptée en conséquence. Il est possible de renforcer le poids des jeunes entreprises dans l’économie. L’écosystème entrepreneurial permet l’émergence d’entreprises innovantes, mais il serait possible de faire davantage pour soutenir la R‑D, faciliter la coopération entre les universités et les entreprises, et rendre l’entrepreneuriat plus inclusif.
Le Danemark s’est fixé d’ambitieux objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre et a déjà accompli des progrès notables en adoptant des politiques d’atténuation du changement climatique efficaces. Cependant, de nouvelles mesures s’imposent pour promouvoir des avancées technologiques et réduire encore les émissions dans tous les secteurs (Graphique 2). La réforme en faveur d’une fiscalité verte élargit le champ d’application de la tarification du carbone et établit à cette fin une trajectoire de large portée à compter de 2025. Il faut veiller à en assurer la cohérence avec le second marché du carbone de l’UE (SEQE‑UE 2).